Label : imd-zabmusic
Date de sortie digitale : 18/06/2021
Distribution : iMusician pour imd-zabmusic
Genre : ambiant - classique contemporain - alternative - world - soundtrack
Nombre de pistes : 14 | Durée : 60:51
Musiciens : Thierry Zaboitzeff, Violoncelles, pianos, basse, programmation, samplers, claviers
Composition : Thierry Zaboitzeff
Artwork : imd-zabmusic
Photo: Editta Braun
℗ 1998 Thierry Zaboitzeff
© 2021 Thierry Zaboitzeff - cover design par AD - photo © Editta Braun 1998
INDIA (1998)
India est la bande son originale du spectacle chorégraphique de la editta braun company (A) composée et enregistrée par Thierry Zaboitzeff in 1998.
Chorégraphie: Editta Braun
Dramaturgie: Doris Harder
Danseurs : Céline Guillaume, Bernard Baumgarten, Loulou Omer, Kashyap Tripura, Santosh Nair Kumar, Murali Rajappan
Lumières : Albert Haderer / Stéphane Vérité
Masques : Alois Elmauer
Production-management : Petra Herglotz
Ce spectacle a été produit avec le soutien du ministère de la culture Autrichien, la ville de Salzbourg, la région de Salzbourg, SZENE Salzburg,
Festival des Capucins Luxembourg.
India CD original
Atonal ACD 3029 : 1998
Booster 2009
Traverses (F) - Exposé (USA) - Babyblaue Seiten (D) - Zillo (D)
India
On avait déjà constaté, sur son album précédent (Heartbeat, chroniqué dans Traverses n° 2), quelques penchants pour le patrimoine folklorique européen. Seulement voilà : à force de virer " toujours plus à l'Est ", Thierry ZABOITZEFF a débarqué sur la péninsule indienne ! Crise mystique ou quête de racines indo-européennes ? Toujours est-il que les compositions de ce nouveau CD servent de support à un spectacle chorégraphique de l'artiste autrichienne Editta BRAUN. Il va falloir vous y habituer : ZABOITZEFF et elle forment désormais une seule âme ! Thierry a tout écrit, assure tous les instruments et fait même entendre son brin de voix. Je ne sais si le spectacle est fondé sur une histoire linéaire, mais rien ne prouve que Thierry ZABOITZEFF en a de toute façon respecté la progression pour son album. Toutefois, celui-ci possède son propre fil conducteur en dépit de son aspect désordonné et foisonnant.
Pour les besoins du sujet, une quantité de samples - autorisés ! - de chants et d'instruments indiens (flûte, bansuri, sitar, tablas, harmonium, tampura...) ont été pratiqués. Mais pour mieux brouiller les pistes, Thierry ZABOITZEFF a aussi emprunté à d'autres contrées asiatiques : vièle er-hu chinoise, cymbales tibétaines, cloches, gongs, etc., surgissent ainsi par instants. (Il me semble même reconnaître un sample de la voix de la chanteuse tibétaine Yungchen LHAMO !) L'Inde que ZABOITZEFF nous fait visiter est loin d'être uniforme et se dessine plutôt au travers de virulents contrastes : méditative dans Shakti & Aphrodite, mystique dans The Bodies of the Goddesses, bigarrée et surpeuplée dans Claustrophobia in Madras, caniculaire dans Heat & Suffocation ; c'est aussi l'Inde lointaine et hostile qui engendre la déréliction du pèlerin égaré (Loneliness, Nostalgia in Bengalore) et bientôt sa colère (Rage & Domination), mais c'est également l'Inde des mutations à l'orée du nouveau millénaire, incarnée par le délirant Holi Trance Final Cut, projection de Goa, qui fait danser techno le sitar, les chants de dévotion et même les vaches sacrées !
Néanmoins les attaches aryennes n'ont pas été complètement coupées puisque quelques touches de folklore européen refont surface par endroits. Austrian Jungle Raga combine ainsi sitar, chant indien féminin, rythme machinique, tablas et chœur d'hommes tyrolien ! Enfin, l'album s'achève sur une berceuse au nom qui ne trompe pas : Schlaf Kindlein Shlaf. Cette fois-ci, il n'y a plus de doutes : Thierry ZABOITZEFF s'est littéralement affranchi des balises structurelles et stylistiques artzoydiennes, au risque de froisser les convaincus autoproclamés de la cause des musiques nouvelles européennes. Mais même avec un titre comme India, cet album ne fait pas mentir quant à sa provenance. Les frontières ne sont plus ce qu'elles étaient, c'est tout !
India
Le Dr Zab récidive, avec déjà sa deuxième sortie (la quatrième de toute sa carrière) depuis qu’il a mis un terme à sa collaboration avec Art Loyd en 1997. Sur cette bande originale d’un projet de ballet moderne portant le même titre, il est difficile de déterminer dans quelle mesure il s’agit d’une création venue du cœur plutôt que d’un simple travail sur commande, mais je suppose que Thierry disposait d’une marge de manœuvre assez importante. Compte tenu du sujet, il faut toutefois savoir qu’il n’y a pratiquement rien qui ressemble à ce que l’on pouvait entendre chez Art Loyd. Cela ne correspond à aucun schéma de composition que je connaisse, sans pour autant être iconoclaste et chercher à broyer toute tradition sous son joug. Ce que Thierry semble faire, c’est repousser les limites jusqu’à leur point de rupture, laissant l’auditeur dans un état d’indécision : est-ce que j’aime ça, ou est-ce que cela m’agace ? Si tel est le but, alors « India » est une réussite, car je suis très honnêtement déconcerté, comme je ne l’ai pas été depuis bien longtemps. Sur 14 morceaux différents (dont la plupart durent moins de cinq minutes), il utilise des échantillons sonores, principalement de sitar et de tabla, de synthétiseur, de voix en français (en solo et en chœur) et de percussions, pour saisir avec brio des ambiances de solitude absolue, de claustrophobie et de manie. Par moments, la musique peut être presque choquante ; à d’autres, agréable et riche. Son chant est encore plus axé sur les paroles que sur « Heartbeat », et un motif particulier de sitar revient par intermittence, conférant un sentiment d’unité et une base structurelle. Il ne s’agit pas d’une forme de culture grossière, ni d’une contrefaçon pseudo-ethnique visant à mélanger diverses disciplines pour le simple plaisir de le faire, mais d’une forme d’expression particulièrement européenne. Je dis « européenne », et non « française », car les Français ne sont pas vraiment réputés pour être des explorateurs du monde. Thierry, en revanche, est un Magellan ! Un véritable maître. À vous de juger si vous aimez ou non ; mais cet homme appartient à une catégorie qu’il a lui-même créée.
Mike Ezzo
India
Die Trennung war nun offenbar vollzogen. Unten auf dem Cover von "India", dem vierten Soloalbum von Thierry Zaboitzeff, ist "Ex Art Zoyd" zu lesen. In stilistischer Hinsicht hat diese Trennung allerdings keine Spuren hinterlassen. Auch "India" klingt, wie schon der Vorgänger "Heartbeat" (auf dem Zaboitzeff noch mit dem Zusatz "from Art Zoyd" firmierte), nicht sehr viel anders als das, was die nordfranzösische Kammerprogformation in den 90er Jahren produziert hat. Etwas einfacher ist die Musik gestrickt, weist gelegentlich mit ein paar Dancebeats Zugeständnisse an den Zeitgeschmack auf und hat diesmal eine ausgeprägt exotische Atmosphäre.
Wie "Heartbeat" ist auch "India" Musik für ein von Editta Braun in Szene gesetztes Tanztheaterstück. Darin geht es - wie man leicht erraten wird - um Indien. In der Musik schlägt sich dies natürlich in allerlei Ethnoklängen nieder (Sitar, Tablas, indische Saitenklänge, elegische Flötentöne etc.) und in entsprechenden Gesangseinlagen und Sprachfetzen. Eingebettet sind dieselben im Zaboitzeff-typischen, getragen bis aufgewühlt dahinfliessenden, neoklassisch-elektronischen Zoydschen Raumklang, erzeugt von allerlei Tasteninstrumenten, Bass, Gitarren und Cello. Dazu kommt eine Unzahl von gesampleten Geräuschen, Stimmfetzen und Klängen, programmierte, mitunter recht heftig aus den Boxen stürmende Perkussion und allerlei bizarre, elektronische Sounds. Ab und an wird auch gesungen bzw. gesprochen, von Zaboitzeff in Französisch und von verschiedenen, im Beiheft nicht genannten, vermutlich aus Indien stammenden Damen und Herren. Allerdings stammen nicht alle aus Indien. In "Austrian Jungle Raga" (und auch später immer wieder) ist ein Männerchor zu hören, der mit Sicherheit in einer deutschsprachigen Alpenregion beheimatet ist.
Ab und zu baut Zaboitzeff Dancebeats in die Musik ein (in "Such is My Dream" z.B.), die für eine nichtklassische Tanzaufführung zwar ganz angebracht sind, dem konservativen Progger aber vielleicht etwas übel aufstoßen werden. Recht derb ist in dieser Hinsicht "Holi Trance Final Cut", welches mit allerlei Umz-Umz-Umz-Abschnitten aufwartet, aber mit seiner wirren Mischung - insbesondere dem hier immer wieder dazwischenpurzelnden Alpenchor - selbst dem Rezensenten ein Schmunzeln abgewinnt.
"India" ist eine durchaus gelungene Scheibe mit Ethno-Elektro-Kammerprog, die Liebhabern der elektronischen Phase von Art Zoyd sicher zusagen wird. Zaboitzeff erzeugt hier einige sehr dichte, fremdartige Klanglandschaften und gelegentlich auch sehr ergreifende, melancholische Momente ("Loneliness"), die den Hörer fesseln, auch wenn das Ganze nicht die Klangmacht und Komplexität seiner Stammband erreicht.
Achim Breiling
India
Der ehemalige Art-Zoyd-Musiker Thierry Zaboitzeff hat bereits mit seinem letzten Soloalbum "Heartbeat" eindrucksvoll untermauert, daß er zur neuen Avantgarde der modernen Komponisten-Generation zählt, indem er traditionell klassische Techniken mit experimentellen elektronischen Arrangements und frischen Ideen kombiniert.
Sein vielschichtiger musikalischern Background, der von Klassik über Jazz bis zur ethnischen, elektronischen und Rock-Musik reicht , schmi Izt auch auf seinem neuen Werk "India" mit der spannenden Musik zusammen, die in Zusammenarbeit mit der österreichischen Choreograph in Editta Braun
entstanden ist.
Nach ihren zwei Indienreisen schuf sie ein von indischen und europäischen Tänzern umgesetztes Werk, das Zaboitzeff auf ebenfalls interkulturelle Weise musikalisch begleitet.
Dabei treffen fernöstl iche, tei I weise authentische Folklore-Elemente ganz ungeniert auf ausgefallene elektronische Arrangements und verspielte Akustik-Akzente.
Ein höchst abwechslungsreiches Album, das mit jeder musikalischen Konvention bricht und doch in sich schlüssig klingt.
Dirk Hoffmann
SHARE | PARTAGEZ