Alice remastered

Alice remastered

Label : imd-zabmusic
Date de sortie digitale : 06/08/2021
Distribution : iMusician pour imd-zabmusic
Genre : ambiant - classique contemporain - alternative - world - soundtrack
Nombre de pistes : 16 | Durée : 62:47
Musiciens : Luciano Pagliarini (saxophones)
Thierry Zaboitzeff (violoncelle, pianos, basse, programmation, samplers, claviers)
Composition : Thierry Zaboitzeff
Textes : Stéphane Vérité sur les pistes 3 -11 -1 6
et Michel Rivegauche sur la piste 8
Artwork : imd-zabmusic
Photo: Editta Braun
℗ 1999 Thierry Zaboitzeff
© 2021 Thierry Zaboitzeff - photo © Editta Braun 1999


A propos d'Alice

Les chants d'Alice et du vieux monde.
Musique originale composée par Thierry Zaboitzeff pour le projet théâtral : « Alice, c'est merveilleux non ? » inspiré du roman de Lewis Carrol et librement adapté, mise en scène par Stéphane Vérité, avec Marianne Pichon, Bruno Forget, Alexandre Fontaine, Afrodita Dzaferi et Thierry Zaboiteff (musique live)
Le spectacle a été produit par le Centre Culturel Jean Houdremont La Courneuve (F), la Compagnie Palimpseste, Dr Zab. & His Robotic Strings Orchestra.
Soutenu par le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et la ville de La Courneuve (F). Remerciements particuliers à Stéphane Vérité, Gérald Gribé, Eric Loustau-Carrère, Didier Robe, Thierry Chalande, Max Pace, Thierry Rallet, Emmanuelle Biraud, Stéphanie Pineau, Manfred Schieck-Atonal Records.
Photo : Editta Braun. Cover Design : Robert Schalinski pour la pochette originale. Cet Album CD a été initialement produit par Thierry Zaboitzeff pour Atonal-Records (Berlin). La distribution numérique a été confiée entre 2009 et 2021 à Booster / Believe.

Alice
Les chants d'Alice et du vieux monde
Atonal Records. Atonal ACD 3028 : 1999
Booster 2009

alice_cd_original

Chroniques

par Stéphane Fougère (10/2000)

Alice

Cinquième opus solo de Thierry ZABOITZEFF, Alice est aussi la troisième réalisation de son époque « after-artzoydienne », caractérisée par une collaboration étroite avec la chorégraphe autrichienne Editta BRAUN. Au même titre que Heartbeat et India, Alice est une œuvre de commande, mais qui a cette fois servi pour une production française de Stéphane VÉRITÉ, le spectacle Alice, c’est merveilleux non ?

L’allusion à l’œuvre de Lewis CARROLL n’aura échappé à personne, mais le spectacle comme sa bande musicale sont loin d’être une illustration stricto sensu du roman original. (Remarquez, la version « cartoon » de DISNEY non plus !)

L’album ayant pour sous-titre Les Chants d’Alice et du vieux monde, la chanson et la récitation de textes y sont très présents, alternant avec des pièces instrumentales dont la matière musicale est faite à base de boucles mélodiques minimales, de rythmes ethniques « soft », beaucoup de sons de piano, de claviers, mais peu de guitare ou de basse, quelques vents, et un égrenage de bruitages subreptices, de voix samplées, des rires, des pleurs, le tout dépeignant des ambiances douces-amères au mieux poétiques, au pire soporifiques, baignant par endroits dans la naphtaline.

Sans support visuel, la musique d’Alice capte difficilement l’attention de l’auditeur sur la longueur (près d’une heure quand même), ce qui n’était pas forcément le cas des deux précédentes musiques de spectacle de ZABOITZEFF. C’est comme si ce dernier avait dilué le vin et le sel de ses idées, tant l’ensemble apparaît trop sage, limite exsangue. Si certaines séquences musicales distillent encore des climats ambigus, les chants en français – et en voix « normale » – et les récitatifs plombent définitivement l’écoute de l’œuvre, d’autant que l’accompagnement musical est plutôt « light », statique, froid, traînant parfois en longueur (notamment sur la pièce la plus… longue !).

Certes, le thème du spectacle est très éloigné des ambiances du cinéma d’horreur impressionniste dont le Dr. ZAB s’était fait naguère l’illustrateur sonore. Au moins, on ne pourra pas dire que ZABOITZEFF fait dans la redite ou qu’il s’est endormi sur ses lauriers de « pionnier artzoydien ». Il fait ici valoir d’autres facettes de son langage sonore mais de façon trop unilatérale et déconcertante. De fait, ce CD est en deçà d’India et de Heartbeat.

On aurait aimé que les rêveries d’Alice tournent un peu plus au cauchemar, histoire de rééquilibrer la balance et de moins souffrir du décalage tant horaire qu’artistique. L’autre côté du miroir n’est pas celui qu’on croyait…

BABYBLAUE SEITEN (D)
par Achim Breiling (1999)

Alice

‘Les chants d'Alice et du vieux monde’ is the full title ofThierry Zaboitzeff’s fifth solo album. Like it’s predecessors ‘Prométhée’, ‘Heartbeat’ und ‘India’, ‘Alice’ was composed as background music for a scenic dance theater performance called ‘Alice, c’est merveilleux, non?’. As usual, Zaboitzeff does all the work, excepting three short saxophone interludes by Luciano Pagliarini.
Overall, ‘Alice’ is is fairly tranquil. The sounds pace along in a sustained, elegiac and diffident way, becoming even restrained, for a Zaboitzeff album there is a lot of singing and declaiming (astoundingly, not in Zaboitzeff’s typical rumbling-groaning way), embedded in plain soundscapes and subtle swirls of noise. Bass, cello and guitar are used sparingly. More predominant are piano, e-piano, keyboards, MIDI sounds and many (some old familiar) samples. Beautiful, well-rounded sounds flow out of the speakers. Zaboitzeff smoothly mixes diverse sounds, snatches of singing, noises and exotic instrumental fragments with clouds of softly wafting keyboards. Nevertheless, the album ripples along in a quite diffident and composed way.
Connoisseurs of Thierry Zaboitzeff’s music will hardly be surprised by ‘Alice’. They will find the usual neo-classical/strange sound mixture, only this time somewhat one-dimensional, languid, harmless (almost complaisant) and austere. Maybe the music was more interesting to see and hear performed together with the scenic production. In a purely acoustic sense the music is a very fluffy and resonant earful, but power and tension are missing from this album. ‘Alice’ is probably the most uninteresting album the Frenchman ever made ! 

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