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MISSA FURIOSA

Missa Furiosa CD

MISSA FURIOSA

ZABOITZEFF & CREW

Intoxygene 2004
INTOX 023 CD


Peter Angerer
Percussions sur 2/9/12

Rupert Bopp
Violon, oud sur 1/4/6/9/12

Jean Bermes
Chant [baryton] sur 2/10/12

Christine Augustin
Chant [mezzosopran] sur 1/9/12

Thierry Zaboitzeff
Composition, basse, violoncelle guitares,
chant, samplers.

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CHRONIQUES

  • BABYBLAUE SEINTEN (D)


    Thierry Zaboitzeff calls his and his crew’s newest album ‘Mïssa Furïosa’ a ‘techno-pop mass’. Well, i fear he won’t land in the disco dance charts with this ! ‘Mïssa Furïosa’’s premiere was elaborately staged at the Brucknerfest in Linz in September 2002. The small Paris label Intoxygene released the mass as a cd in 2004.

     

    What do we hear here? A mass for two vocal soloists, voices, keyboards, bass, cello, violin, e-guitar and drums, enriched with electronic sounds, samples, tapes, computer rhythms and beats, ethno sounds and Zaboitzeff’s gloomy growl. Zaboitzeff followed the form of the traditional Catholic mass (Introitus, Kyrie, Gloria, Sanctus, Angus Dei – he left out the Credo), added a few more sets of his own, and created an electro-liturgical spectacle, complete with Latin lyrics.

     

    The result is dense and full-toned, definitely interesting and very unusual. Gloomy, Zoyd-like sound mass meet classical soprano and baritone vocals, Middle Age choirs with modern dance beats, accompanied by hectic strings, wafting electronic peaks and minimalistic-repetetive bass patterns. Heavenly choirs float over endlessly repeating sequence patterns, augmented by Zaboitzeff’s demonic voice, bellstraps and hectic string sounds, over which the two solist’s intricately woven song soars. Floating sacral sounds intersperse with intense sections which at times become Zeuhl-like/hysterical (‘Dies Irae’), with sonorous, monumental keyboard landscapes, an almost-gospel choir (‘Gloria’), lamenting ‘monk’s chants’, a rhythmic-complex electronic sound jungle, short, nearly danceable sections, dominated by bass, drums and rhythm machine and much, much more.

     

    When interviewed, Zaboitzeff stressed that his work contains neither blasphemous nor particularly Catholic intentions. His aim was to recreate the sacral atmosphere, the religious and iconographic rituals (embedded in a modern, contemporary sound) that had impressed him so much as a child during church visits. Some listeners may dislike the faintly techno-like beats which occasionally appear, but once you get used to them, ‘Mïssa Furïosa’ becomes interesting to listen to, with an impressive sound. The old Art Zoyd spirit shimmers through all over the place. Strange but good! 

    Achim Breiling 
  • EXPOSE (USA)


    Thierry Zaboitzeff is a name most will recognize from his many years as the bassist/cellist of Art Zoyd, before striking out on his own in the late '90s. At hand are his latest two albums, both dealing with very old familiar concept themes that could be (and have been) disasters in the hands of other artists; instead, Zaboitzeff has given new life to these through very imaginative and unexpected compositional treatments and arrangements. He is never one to be predictable, and these two are quite different from each other as well as from any of his other previous work. Missa Furiosa is an unusual take on the age-old Catholic Mass, with his radical versions of the "Kyrie," "Gloria," "Sanctus," and other parts exploring far reaching musical terrain, be it dark ambient environments mixed with middle-eastern flavored vocal prayer, or heavy repetitive pulsating electronic beats with dense arrangements for multiple voices and choirs, the latter occasionally hinting of the Carl Orff-like side of the classic Magma sound. Zaboitzeff handles most of the instrumentation (bass, cello, keys, guitars, programming, etc.) through numerous overdubs and loops, with guests on drums, violin, oud, and three vocalists. The end result is at once modern and ancient, cold and warm, where unlikely sounds and structures are butted up against one another in sometimes bizarre, but effective juxtaposition. Voyage is another beast altogether, once again featuring prominent vocal passages and choral arrangements, but infinitely darker this time, conjuring up twisted realms of gothic imagery, augmented with a lush cinematic production and interesting bits of folk, classical, avant-garde, and minimalist structures all thrown into the mix. Add saxes and horns (or samples thereof) and judicious use of electronic effects to the instrumental mix this time as well. Both powerful releases that, while fundamentally similar, explore very different moods and perspectives. Both recommended.

    EXPOSE (USA)
    Peter Thelen
  • TRAVERSES (F)


    On n’attendait certainement pas de Thierry ZABOITZEFF qu’il écrive un jour une messe, fut-elle d’un nouveau genre ! Pas de crise mystique là-dessous, ni de reconversion sectariste : le multi-instrumentiste et chanteur a simplement cherché à créer une oeuvre qui traduirait au mieux son goût pour les musiques orchestrales, vocales et théâtrales et les impressions laissées de longue date par le faste des grand-messes catholiques et ses représentations iconographiques, sans aucune arrière-pensée prosélyte.


    Ainsi s’est mise en place la Missa Furiosa, qui est, de l’aveu même de son auteur, une «messe chantée en latin pour un ensemble techno-pop, trois chanteurs lyriques, des cordes et des manipulateurs d’électronique». Autrement dit, l’oeuvre se présente comme la confrontation d’un rituel antique avec les développements sonores modernes et ses extensions électroniques.


    Le ton est donné dès la Préparation, qui baigne dans une onde synthétique sur laquelle se posent des notes de oud, puis un chant oriental, une voix soprane... Et le prédicateur parle. Pas de doute, cette messe ne sera pas très catholi... je veux dire pas très conventionnelle, même si enracinée dans le rite chrétien. L’Introitus entre alors dans le vif du sujet, avec son chant en latin, soutenu par une rythmique techno d’abord sourde puis plus vindicative. Les cordes s’émoustillent, la «goûle zaboitzeffienne» joue les trublions occasionnels en proférant des interjections ésotériques répétitives («Y-e-ah, Y-e-ah...»), la «rave» écclésiastique démarre avec vigueur, en ménageant toutefois l’auditeur par des cassures rythmiques et atmosphériques. Pour le Kyrie, mezzosoprano et baryton unissent leurs élans vocaux dans un étrange environnement sonore que l’on jurerait investi par des extra-terrestres «tim-burtoniens».


    Ainsi chaque prière de la messe (Gloria, Lacrimosa, Dies Irae, Agnus Dei...) brasse-t-elle chants latins emphatiques ou intimistes, feux-follets vocaux (mantras chrétiens, ricanements, imprécations éraillées...), bruitages aux résonances ancestrales et sacrales et manifestations sonores plus typiques du monde laïque contemporain. Mais jamais l’artillerie technoïde ne s’impose plus que de raison, et cette Missa alterne moments charnus, frénétiques, et d’autres plus embrumés, confessionnels, constamment animée d’un lyrisme pour le moins baroque où chants, cordes (violon, violoncelle, oud), vents (clarinette), percussions d’ailleurs, nappes synthétiques et émanations électroniques jouent les vases communiquants de la passion et de la transe plutôt que les partisans des querelles de chapelles, qu’elles soient religieuses ou artistiques. La Missa Furiosa professerait-t-elle l’extase oecuménique ? C’est en tout cas un clergé pour le moins convulsif qui se manifeste ici (Saint-Médard doit traîner dans le coin...), et qui trouve tout juste le temps de reprendre son souffle et son sérieux compassionnel le temps d’un Requiem emprunté à MOZART, certes métamorphosé (solo d’harmonica inclus !) mais toujours imposant. La messe s’achève sur un Libera Me martial et habité que même MAGMA pourrait envier.


    La grande force de la Missa Furiosa est qu’elle passe outre les cloisons étanches entre les univers artistiques profanes et sacrés. Elle introduit la transe des fêtes modernes dans le rite chrétien, à moins qu’elle n’installe le formalisme religieux dans l’extase électro-technoïde. On en ressort lézardé de frissons autant physiques qu’intérieurs. Cette oeuvre a bien mérité son absolution.

    Stéphane Fougère
  • LA MAGIC BOX (F)


    Si vous êtes à la recherche de musiques originales et décalées, voici pour vous La Missa Furiosa . Plus qu'un Opéra rock, La Missa Furiosa est avant tout une messe chantée en latin par un ensemble techno-pop. D'abord visuel, ce spectacle devient ici une œuvre musicale à part entière. Thierry Zaboitzeff (ex-Art Zoyd), créateur de cette œuvre, se définit comme un sculpteur d'espace sonore.


    Mais les représentations sont encore rares. La dernière s'est produite début 2005 à Marseille. L'album est sorti dans les bacs dans la foulée, histoire de vous frustrer à l'idée de ne pouvoir mettre des images sur ce que vous entendrez. Car La Missa Furiosa a le modernisme d'un Starmania du 21 e siècle pour la puissance d'un Requiem de Mozart…


    Débutant sur un duo vocal aux allures orientales, la musique s'oriente rapidement vers des ambiances techno post modernes décadentes, pouvant décontenancer avant d'émerveiller le spectateur, comme il a pu en être, en 1996, à la projection de Romeo+Juliette de Baz Luhrmann.


    La Missa Furiosa est une fusion très réussie entre les arts visuels et sonores, et mériterait à ce titre une reconnaissance plus large. Nous vous invitons donc à découvrir sans tarder cette œuvre intemporelle pluridisciplinaire.

    Mike S.
  • ELECTRO CHOC (F)


    Ex co -leader du groupe Art Zoyd, Thierry Zaboitzeff poursuit son parcours sans Art Zoyd. 

    Thierry apportait le côté lyrique et rock que le groupe a désormais perdu... 


    Missa Furiosa est bien plus convainquant que le Art Zoyd actuel tant il a su faire une synthèse entre le passé et les innovations de courants plus ancrés de notre contemporanité sonore. 

    Alchimie savante et intuitive entre électro, rock et chant lyrique ou gutural en latin, relents "zeuhl" et gothiques ou cold wave... 


    Ce disque sombre est teinté d'humour, son écoute est à lire au second degré, ni voyez pas de quelconques blasphèmes parce qu'on y décèle des incursions de chants religieux... 

    Cet opéra techno- lyrico -rock -contemporain est bien plus vivifiant que les groupes gothiques qui alignent clichés sur clichés... Un must!!! 


    TM

    ELECTRO CHOC (F)
    TM
  • KOID9 (F)


    Thierry Zaboitzeff n’est pas un inconnu pour l’amateur de Rock Progressif. En effet, on trouve la trace de ce multi instrumentiste dés 1976 au sein du groupe Art Zoyd où il compose avec Gérard Hourbette une musique radicalement neuve, associant brillamment les instruments classiques à l’électronique et l’électro-acoustique.


    En 1996, Thierry quitte le groupe pour se consacrer à ses propres projets où la musique n’est qu’un pan dans une approche culturelle beaucoup plus exhaustive. Le spectacle total est le but avoué de ce sculpteur d’espaces sonores qui entend intégrer ballets, danses, théâtre, électronique, chœurs et images en un seul environnement scénique.


    Cette "Missa furiosa" fut d’abord un évènement, créé en Autriche en 2002, qui rassemblait des chanteurs lyriques, un orchestre de cordes, des manipulations électroniques et Zaboitzeff lui-même, en tant que principal interprète, chanteur, violoncelliste, bassiste, guitariste, etc...


    Ce CD est donc la bande originale de ce show, et on peut oser avancer qu’il s’agit d’une messe chantée en latin au travers d’un ensemble Techno Pop. Rien que ça!


    Signalons avant l’écoute, qu’il n’y a pas de volonté de promotion religieuse, catholique ou autre, de la part du musicien. On est très loin des errements de Neal Morse. Thierry précise d’ailleurs que quelques chants aux couleurs de l’islam ou du bouddhisme ont pris leur place dans son projet, et que l’intérêt d’une messe musicale réside dans son cérémonial, son rituel, sa communion, sa transe et bien sûr dans son orchestration.


    Si le premier titre "préparation" est conforme à ce que l’on attendait, envolée incantatoire de chaque soliste dans un climat oriental, puis citation de l’Ecclésiaste ("tout n’est que vanité..."), "introitus" voit l’émergence d’un rythme Techno que l’on sentait sous-jacent, accompagné de voix classiques chantant en latin. C’est assez curieux mais pas inintéressant. Surtout que le rythme répétitif est plus complexe qu’il n’y parait, un peu comme le faisait Steve Hillage dans son System 7. On entend nettement des cloches d’église, des samples de cris, des accompagnements de violoncelle, plein de petits additifs qui attirent l’attention. Mais attention, le rythme peut s’accélérer, donner dans la Trance avec claviers et synthés qui dépotent comme en boîte de nuit.


    Le "kyrie" abandonne ces trépidations pour revenir à un tempo moins basique qui permet aux solistes de chanter cette pièce incontournable dans toute messe. Notons quand même que l’on est très loin du "kyrie" traditionnel, l’accompagnement étant ici assez étrange. "Gloria" possède un groove "Zeuhlien". D’abord la basse virevoltante, ensuite des chœurs aigus et scandés, qui rappellent Magma (la fin de "Mekanik... " par exemple), un développement instrumental technique et mélodique avec un saxophone tout droit sorti d’Uniweria Zekt, puis des chants abruptes qui font tellement penser au groupe de Vander que l’on se demande si les paroles sont en latin ou en kobaïen. 


    "Les moines" est un petit titre, sans percussion, calme et réfléchi, méditatif aussi, très bien servi par les mélopées des solistes. C’est le seul morceau possédant une évidente connotation religieuse.


    Le "lacrimosa" est assez curieux avec son rythme sautillant (je ne dirais pas Funk, mais pas loin) en contraste complet avec les paroles, les voix, la mélodie. Impressions mitigées de l’auditeur devant ces oppositions voulues par Thierry Zaboitzeff.


    La messe se poursuit avec les étapes connues : "sanctus", "dies irae", "libera me", un emprunt au Requiem de Mozart "Agnus dei", totalement méconnaissable ici par un traitement sévère à l’harmonica qui répond au soprano solo sur 2 pistes musicales superposées. Très bizarre, pas évident pour le mélomane, encore moins pour l’amateur de Prog ou de Rock.


    Il est évident que cette messe est une musique qui ne se donne pas. Comme toute œuvre un tant soit peu originale ou novatrice, il faut que l’auditeur fasse un effort de compréhension, que plusieurs écoutes soient réalisées, et là, petit miracle, on se rend compte alors de la qualité mélodique de l’ensemble, de la beauté des contrastes, de la clarté des chants sublimée par l’orchestration imprévisible. Je dirais que le tout fusionne et fonctionne !


    Et puis, il ne faut pas oublier qu’on ne discerne que la partie émergée de l’iceberg. Ce CD ne propose que la musique d’un spectacle total et cette "Missa furiosa" étonnante est probablement plus assimilable, plus à son aise dans ce contexte, avec des images géantes, des éclairages fous, des acteurs, des ballets et ...des spectateurs.


    Ceux qui voudront en juger par eux-mêmes se rendront au théâtre Toursky de Marseille, le 18 janvier 2005, date où cette grande messe sera présentée à nouveau en version concert.

    KOID9 (F)
    Dominique Reviron
  • VENTRILOCUTION (P)

    Extravagant, outrageous or quite simply daring? Absurd as it may seem, it is extremely difficult to answer this question in light of Thierry Zaboitzeff's immensely bizarre Mïssa Furïosa without introducing a bit of each. Exquisitely crafted vocal lines mingled with brilliantly plangent strings abound in this release, as well as various electronic ear-candies that set the record straight as to whether this is really extravagant stuff or not. Now, the inclusion of techno beats and rhythms may as well serve that purpose but, on a merely visceral level, it just does not sit exceedingly well with me. Of course, as they only comprise a small part of what is Mïssa Furïosa, they become rather harmless, especially in light of works of might & pomp such as the outstandingly varied "Gloria". Come what may, nothing changes the fact that Mïssa Furïosa is an unusually thoughtful take on the nature and attire of the traditional Catholic funereal chant, more so in light of the diverse adjustments and diversions into it enforced by Zaboitzeff's crucible effort. Recommended, but only if religious bigotry is not an issue.

    VENTRILOCUTION (P)

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