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LE CABINET DU DR CALIGARI
CINE-CONCERT

cesare

LE CABINET DU DR. CALIGARI
CINE-CONCERT

Spectacle disponible en tournée ou date isolée

Créé le 9 Septembre 2010 à Berlin (D)
Erstes internationales caligari-festival
Repris à Salzburg (A) le 17 mars 2011 - Salzburg Biennale
au festival Electrochoc 2011 de Bourgoin Jallieu (F)
Odeïon kultur Forum salzburg le 26/07/2012 (A)
Le 15 janvier 2013 : Théâtre Toursky Marseille (F)
Le 26 avril 2014 au Gouveia Art Rock Festival (P)
26 Février 2016, Traunstein Chiemgau Theater (D)

L' HISTOIRE

Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu'il vivra jusqu'à l'aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s'écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s'avère être le directeur et Francis un des patient ainsi que la jeune fille convoitée...

 

A PROPOS DU FILM

Film-manifeste de l’expressionnisme allemand, Le Cabinet du Docteur Caligari tient une place à part dans l’histoire du cinéma. Ce sont bien entendu les décors qui frappèrent en premier les
spectateurs : maisons de travers, rues tordues, aucun angle droit dans l’architecture… Ces décors, tout en tentures peintes nous donnent l’impression d’être coupés de la réalité, d’être transportés ailleurs et cette sensation accentue l’étrangeté du récit et le déséquilibre mental du narrateur.
Maintes fois qualifié de visionnaire, ce scénario (écrit juste au lendemain de la guerre de 14-18) fustige l’autoritarisme, celui qui transforme les hommes en automate : certains historiens du cinéma y ont vu une prédiction de la montée du nazisme. Le Cabinet du Docteur Caligari reste remarquable à visionner 90 ans plus tard, le plus bel exemple de l’expressionnisme allemand au cinéma.

 

LA MUSIQUE

Après son travail avec Art Zoyd sur Nosfératu (Murnau), Faust (Murnau), Hâxan (Christensen) trois ciné-concerts réalisés entre 1989 et 1996,Thierry zaboitzeff quinze ans plus tard remet le couvert…Cette fois, seul en scène avec tout un arsenal hi-tech sans pour autant délaisser ses instruments de prédilection: le violoncelle, la basse, les percussions, les guitares et sa voix.
Thierry zaboitzeff au beau milieu de cette forêt d'instruments, de câbles et de boitiers électroniques se veut tantôt montreur de marionnette, bruiteur, créateur d'espaces troublants mais aussi compositeur au sens plus traditionnel, sachant dans ce grand délire cinématographique et sonore nous donner des repères, des thèmes identifiables.
Telle une partition d'opéra déployant un lyrisme juste, décomplexé et se mariant tellement naturellement aux sons électro-rock que Thierry Zaboitzeff développe depuis des années déjà.
A certains moments les acteurs sont comme sortis de l'écran et se perdent avec le compositeur en direct pour nous raconter leur histoire, des histoires… Car cette musique initie plusieurs strates pour mieux nous perdre dans ce Cabinet du Dr. Caligari, référence incontournable du cinéma expressionniste allemand.

 

DISTRIBUTION

Le Cabinet du Docteur Caligari - Allemagne- 1919- Muet- teinté- 78’ Réalisation : Erich Pommer et Rudolph Meinert Scénario : Carl Mayer et Hans Janowitz Société de production : Decla-Bioscop A.G. (Berlin)

Production : Erich Pommer et Rudolph Meinert. Photographie:Willy Hameister. Décors : Hermann Warm, Walter Reimann,Walter Rhorig. Costumes:Walter Reimann. Interprètes:Werner Krauss (Caligari),ConradVeidt (Cesare),Friedrich Feher (Franz), Lil Dagover (Jane)

 

EXTRAIT DE LA CHRONIQUE DE CLAUS LOESER
ERSTES INTERNATIONALES CALIGARI - FESTIVAL IN BERLIN

Nous, „Brotfabrik“ de Berlin, nous nous penchons depuis un certain temps sur l’histoire du film muet allemand. Car notre centre culturel est situé à Weißensee, quartier nord-est de la capitale ancienne et nouvelle. C’est exactement ici que fut tourné, en 1919, „Le Cabinet du Dr. Caligari“, à quelques rues de chez nous.
À l’époque, Weißensee était le lieu de production le plus important du film allemand. C’est ici que travaillaient Joe May, Fritz Lang, Harry Piel, Gerhard Lamprecht, Richard Oswald, Georg Wilhelm Pabst – et les créateurs de „Caligari“. Pour faire écho à ces temps cinématographiques oubliés, nous avons créé „Somnambule“, le „Premier Festival International Caligari“. Avec le support du Fonds Culturel de la Capitale et autres sponsors, nous sommes parvenus à organiser un programme varié avec des expositions, des représentations de théâtre, des discussions et bien sûr des projections de films. Le festival ouvrit ses portes le 9 septembre 2010 pour dix jours de spectacle.
Et à cette occasion, il fallait un événement exceptionnel.
C’est pour cela que nous avons mandaté Thierry Zaboitzeff pour une nouvelle composition et interprétation pour ce film muet classique allemand. Nous connaissions son travail au sein du groupe français de rock d’avant-garde „Art Zoyd“ et quelques-uns de ses projets solo. L’artiste nous semblait idéal. En tant que français, il était capable de jeter un regard distancié sur cette matière très allemande, en plus il était déjà très expérimenté dans le domaine du film muet. L’événement présenté le 9 septembre à Berlin surpassa toutes nos attentes. Zaboitzeff a créé une musique qui fonctionne également sans images mais qui, en combinaison avec le film, se développe tel un opéra de chambre dramatique et qui se décharge sans cesse en moments d’ivresse. La difficulté générale lors de la mise en musique de films muets est le caractère „illustratif“ des sons par rapport aux images , il la contourna parfaitement. Il débuta le spectacle tel un maître de cérémonie pratiquant l’autodérision, renforça par moments même le caractère de foire du film (sa trivialité, la gestuelle prétentieuse des interprètes et le pathétique omniprésent), pour alors placer des contrepoints surprenants qui se décrochent complètement de ce qui se passe sur l’écran. Pour le Dr. Caligari en train de tomber sous l’emprise de la folie, il a trouvé un Leitmotiv qui nous trotte dans la tête. Il combine les ambiguïtés des actions et des personnages avec des tapis sonores trompeurs, labyrinthiques, qui nous sont, sans merci, retirés de dessous nos pieds après un moment d’accoutumance. Dans cela, il y a des auto-citations qui jaillissent, on joue avec des bruits naturels et, grande surprise: il y a même des passages chantés qui se frayent un chemin. Sa composition est incroyablement précise, sans pour autant jamais sembler stérile. En tant que multi-instrumentiste, il travaille pendant 80 minutes de façon hautement concentrée, crée un deuxième espace scénique en dehors de l’image cinématographique. Dans la fameuse scène finale du film – quand les occupants de l’asile sont présentés comme un panoptique humain – il ne dessert pas cette scène curieuse par une musique curieuse, mais il applique à ces images un voile de tristesse et de compassion profonde. Les variations de Thierry Zaboitzeff sur „Le Cabinet du Dr. Caligari“ sont un événement interdisciplinaire actuel d’une grande modernité, qui certainement aura une longue vie.

Claus Löser, octobre 2010
Traduit de l’allemand par Dr. Gerda Poschman-Reichenau

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